Chapelle

Sources : Arts et Gloires de Charmes et du canton / Géné Carpi n°97 printemps 2019

Initialement appelée « Notre-Dame-de-Pitié » la chapelle Notre-Dame-de-Grâce était l’une des chapelles du cimetière à l’ombre des marronniers séculaires, qui se trouvait alors à l’extérieur de la ville entourée par des remparts. Cette chapelle fut construite vers 1480-1490 sur la demande de Jehan Thomassin de Charmes, dit le petit Thomassin (1430-1498). A son décès, il fut inhumé en sa chapelle qu’il avait fait bâtir sur ses terres. Une inscription appliquée au mur de  l’abside, à gauche de l’autel, rappelle que le fondateur « le Petit Thomassin » est mort à Charmes, le 23.3.1498.

La chapelle Notre-Dame-de-Grâces, située rue des Capucins, est en partie contemporaine à l’église. La nef a été entièrement transformée au cours des siècles.

Initialement chapelle des morts, elle servit de sépulture aux 40 gascons pendus par Charles le Téméraire en 1475. Ils avaient été jetés auparavant dans une fosse commune.

Au milieu du XIXe siècle, l’édifice tombant en ruine, la ville décida de sa démolition. La population s’indigne et souhaite la rénovation de sa chapelle. Grâce à la générosité de Melle Liégeois (dont une rue porte son nom à Charmes) et de tous les habitants, la chapelle fut restaurée. Seuls, le chœur, quelques remplages des fenêtres remontent à la fondation faite vers 1480-1490. L’autel du XVIIe provient de la chapelle Sainte-Margueritte de Nancy et fut transporté ici, le 14 juillet 1723. La chapelle fut d’abord dédiée à Notre-Dame de Pitié. « La Pieta », contemporaine de la fondation, a repris sa place sur le maitre-autel. On trouve aussi, dans cette chapelle, une ravissante Vierge à l’Enfant, du XIVe siècle ; à gauche, une fort belle statue du XVIe qu’il n’est d’ailleurs pas possible d’identifier. On lit, au bas du vêtement, cette inscription : B.A.V. et M. « bienheureuse A. vierge et martyre ». Quant à Notre-Dame de Grâces, dont le sanctuaire prit le nom à la fin du XVIIe siècle, elle est représentée par la statue en bois posée contre le mur de gauche. Cette chapelle fut dernièrement restaurée en <<quelle année ??Vérifier auprès du CONPAC>>

A l’extérieur, devant la chapelle, à l’angle des bureaux de l’ancienne brasserie, un groupe sculpté représente le miracle légendaire qui a fait de saint Arnould, évêque de Metz et solitaire près de Saint Mont, le patron des brasseurs. Il s’agit de la multiplication de la cervoise qui se serait produite pendant le transfert des reliques du saint, de Remiremont à Metz. C’est une œuvre de Lambert Rucky.