Cimetière britanique

Source : Office du Tourisme de l’agglomération d’Épinal.
https://www.tourisme.vosges.fr/actus/neige/5330/778004063-

Le Cimetière Militaire de Charmes témoigne de l’implication des armées du Commonwealth aux côtés des troupes françaises lors des deux conflits mondiaux. C’est un lieu de mémoire pour se souvenir de notre histoire et de ceux qui ont donné leur vie pour la France.

Le Cimetière Militaire du Commonwealth est le témoin des deux conflits tragiques qui ont changé l’histoire mondiale.

Créé après la Première Guerre Mondiale, le cimetière ordonné en rangées de pierres tombales blanches, rend dans un premier temps hommage aux combattants britanniques qui ont lutté aux côtés de l’armée française.

Ce site fait partie de la visite de la Trouée de Charmes. Cette dernière se situe entre deux places fortes : Toul au nord et Epinal au sud. Entre août et septembre 1914, les Allemands ont été repoussés, grâce à l’aide précieuse de l’infanterie et de l’aviation britannique. Cette victoire a sauvé Nancy et empêché les Allemands d’accéder aux Vosges. Lors de cette bataille, les avions britanniques ont parachuté du matériel pour la résistance et bombardé le front allemand.

On y trouve également des stèles de soldats du Commonwealth disparus lors de la Seconde Guerre Mondiale : des britanniques, des canadiens, et des indiens. Un soldat russe et deux soldats allemands reposent également en ces murs.

Pour en savoir plus :
https://www.paperblog.fr/7179231/le-cimetiere-britannique-de-charmes-essegney-88/

Texte sur ce panneau à l’intérieur du cimetière des anglais.

La guerre sur le front occidental 1914-1918
Pendant la première guerre mondiale, le Front Occidental (un front continu) s’étendant de la côte de la Manche à la Suisse sur lequel pendant quatre ans, des millions d’hommes ont combattu et sont morts – fut un théâtre d’opérations de toute première importance. Contre l’Armée Allemande, étaient déployées les Armées du Commonwealth Britannique, de la France, de la Belgique et plus tard des États-Unis. Pendant les deux premiers mois, une guerre de manœuvre permit de contenir et refouler la poussée initiale allemande. Puis, s’ensuivirent trois années et demi de combats statiques de tranchées (une guerre d’usure) au cours desquelles la capacité défensive était de la plus grande importance. Aucun des adversaires ne pouvait effectuer de sortir et de grandes batailles furent livrées pour des gains territoriaux infimes. Les sept derniers mois furent de nouveau une guerre de manœuvre se terminant en une offensive alliée qui, ayant débuté en Août, parvint finalement à accomplir une percée menant à l’Armistice du 11 Novembre 1918.

Au début de 1914, les six divisions du Corps Expéditionnaire Britannique en France furent déployées aux côtés des Armées Françaises et jouèrent leur plein rôle à partir du 23 Août dans les batailles de Mons, Le Cateau, La Marne et L’Aisne. Les trois semaines suivantes, pendant lesquelles le Front du Combat bougeait chaque jour furent une période hautement critique au cours de laquelle le plan allemand pour mettre un terme rapide aux combats fut un échec et l’issue de la guerre remise à plus tard.

Pendant les deux premières semaines d’Octobre, le C.E.B. fut déplacé du secteur central du Front dans les Flandres. Ce changement réduisit ses lignes de communication qui passaient par Dunkerque, Calais et Boulogne et lui permit de protéger ces ports qui étaient d’une importance vitale à la fois pour son propre ravitaillement et renforcement et pour le contrôle de la Manche par la Marine Royale. Pendant les quatre années suivantes, les forces du C.E.B. s’accrurent à 50 divisions britanniques et de douze du Commonwealth d’Outre-Mer : du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, de l’Afrique du Sud, de l’Inde et des troupes de Terre Neuve, des Indes Occidentales Britanniques et d’autres territoires. Le C.E.B. reprit progressivement une plus grande partie du secteur nord du front allié et livra une série de batailles d’usure dont la plus grande fut la bataille de la Somme en 1916.

Les offensives allemandes de la fin de mars à la mi-juillet 1918 furent contenues et la contre-offensive menât à la victoire commença le 8 août avec la bataille d’Amiens, se poursuivit sur un front élargi avec les deuxièmes Batailles de la Somme et d’Arras et en septembre, s’étendit au Saillant d’Ypres. L’avance prit rapidement de l’ampleur et le jour de l’Armistice la ligne du front atteignait quatre-vingt kilomètres de plus à l’Est des points de départ.

Presque 750 000 soldats, marins et aviateurs du Commonwealth perdirent la vie sur le Front Occidental : 200 000 en Belgique et plus de 500 000 en France. Leur mémoire est commémorée par des stèles marquant leurs tombes dans 1000 cimetières militaires et 2000 cimetières civils ou par un des six monuments en Belgique et vingt en France qui portent les noms de plus de 300 000 d’entre eux qui n’ont pas de tombe connue.