Jusqu’en 1820, à cet endroit était une petite esplanade avec des allées bordées d’arbres. Cette dernière servait les jours de marché.
En 1821, un maire, dit-on, a fait construire des halles pour bloquer la vue de la famille de L’Espée.
Henriette Méline dans son livre « Le charmes de nos rues » (page 55) nous apprend qu’une école de garçons s’y tint jusqu’en 1883 et qu’ensuite, celle-ci fut transférée Rue Anne Liégeois.
Une carte postale (ci-dessous) représentant les Halles dans les années 1900 nous donne à penser qu’elles ont servi de caserne de pompiers ou au moins de rangement pour le matériel de lutte contre les incendies.

Plus tard en 1914, les halles seront modifiées et agrandies pour créer une maison pour tous construite et gérée par les ex-partisans de la guerre de 1870.
Pour cela, ils ont créé une société d’éducation, d’assistance et d’hygiène sociale de la ville de Charmes.
Ces derniers ont prévu dans cet immeuble : une salle de danse et également une salle de théâtre. Très en avance pour leur temps, ils y créeront la première bibliothèque de Charmes dans la pièce de devant avec balcon.
Des salles de jeux (cartes, dames, échecs…) étaient situées sur l’arrière du bâtiment.
Puis, le cinéma y fit son apparition en 1920.
En 1944, après la destruction de Charmes, la salle des fêtes (son nom à l’époque) abrita temporairement dans les salles à l’arrière de l’immeuble : la mairie et la bibliothèque fut utilisée momentanément pour la classe du certificat de fin d’étude dont l’instituteur était Mr Cholez.
Dès que les baraquements destinés aux écoles furent construits, elle retrouva son rôle de salle des fêtes et cinéma, d’abord sous le nom de Méliès, puis de Rex.


En 1975, le Rex ferma ses portes, victime de la concurrence du cinéma tout proche : le Stella.

La municipalité de l’époque décida alors de la transformer en usine. C’est l’époque d’Electro-Vosges assembleur de postes de radios pour autocar. Le patron escroc de cette entreprise disparut soudainement et sans scrupule un an après son ouverture abandonnant ses employés.
En 1980, après d’importants travaux, la salle devient polyvalente et sert aussi aux écoles par temps de pluie.

En 2007, elle devient une salle multiculturelle avec une tribune rétractable sous le nom de salle de l’Espée. (Invitation à l’inauguration de cette salle ci-dessous). Elle l’est toujours actuellement.
Ci-dessous, une chronologie historique de la salle de l’Espée par les archives départementales des Vosges.

A travers les différentes cartes postales illustrées par cette salle, nous pouvons voir l’évolution de sa façade à travers le vingtième siècle.
Une biographie de la famille de L’Espée extraite du livre Arts et Gloires de Charmes et son canton.

