Histoire du cimetière de Charmes.
Le premier ancien cimetière était en continuité du couvent des capucins, aujourd’hui la rue du Royal Arcanum a pris sa place. Il était autour de la chapelle Notre Dame de Grâce. A l’époque, cette dernière s’appelait Notre Dame de la Pitié. Nous retiendrons ici que cette chapelle fut construite au quinzième siècle ce qui permet de dater ce cimetière aujourd’hui disparu. Une inscription appliquée au mur de l’abside, à gauche de l’autel, rappelle que son fondateur, nommé Lepetit Thomassin, est décédé à Charmes le 24 mars 1498.
Le sol de la chapelle est pavé de pierres tombales. L’histoire de la Chapelle est écrite dans un texte qui lui est propre.
Sur l’un des côtés de la chapelle, il existait un charnier protégé par une balustrade (d’après les archives de 1741, archives aujourd’hui disparues dans l’incendie de Charmes en 1944. Une facture pour une balustrade devant le charnier.)
En 1867, l’administration municipale fit disparaître les dernières tombes pour les transférer dans le nouveau (aujourd’hui l’ancien) cimetière.
L’ancien cimetière actuel.
Grâce à Mr Vital Collet et ses articles dans L’écho de la Moselle et du Madon en 1904, nous apprenons que jamais cimetière n’a jamais été plus enherbé que le nôtre. « Cet état, que l’on a longtemps déploré, va enfin cesser grâce aux travaux en cours d’exécution sous la surveillance du Directeur des travaux de la ville. »
« Un cimetière est un terrain d’études. Le convertir en joli parterre est très bien pensé, tant pour honorer la mémoire de ceux qui le peuplent que pour méditer à l’aise sur les familles qui se sont éteintes, après avoir rendu service à leurs concitoyens. »
En 1910, Mr Vital Collet nous décrit le cimetière :
« Il semble qu’à Charmes le culte des morts soit plus vivace que jamais, du moins on peut le supposer en voyant les efforts faits pour honorer leur mémoire : des allées symétriques transversales, créées en ces dernières années, viennent de recevoir une épaisse couche de scories ; des chapelles d’une belle architecture et d’une irréprochable exécution ont été construites en bordure des principales voies d’accès dont les plates-bandes sont décorées à foison des plus belles variétés de ces belles fleurs d’automne que nous devons aux vaillants japonais ». Aujourd’hui en 2022, à l’époque de la Toussaint, nous pourrions encore décrire le cimetière ainsi. Depuis 1910, de nouvelles chapelles et nouveaux monuments funéraires ont complété la beauté de ce cimetière. Quelques anciennes concessions sont remplacées par de plus récents monuments funéraires n’enlevant pas le charme de ce lieu de repos.
Le nouveau cimetière.
Par manque de place dans l’ancien cimetière, la mairie a acheté des terrains jouxtant ce dernier pour créer le nouveau cimetière dans les années 1975-76.
Dans les annés 1979-80, les travaux ont commencé et désormais le cimetière répond aux besoins de la population carpinienne.
Par la suite, un columbarium et un jardin du souvenir ont été créés pour les défunts crématisés et leurs cendres.
Sources :
- Monographie sur Charmes Archives départementales des Vosges. A .Perrin
- Charmes sur Moselle et ses environs Chroniques 1900. Henriette Méline.
- La ville de Charmes-sur-Moselle aux XVIème et XVIIème siècles. Jules Renaud.
